Recension
Texte publiÈ dans la Revue canadienne de
philosophie Dialogue, Vol. XLI, Nƒ2, printemps 2002, p. 410-415
F. Jacques, Ecrits
Anthropologiques, Philosophie de líesprit et cognition[1]
Les Ecrits anthropologiques de F.
Jacques rassemblent 13 articles publiÈs de 1978 ý 2000 (dont plusieurs textes
inÈdits). Ils retracent le parcours díune recherche originale qui va díune
philosophie du dialogue ý une philosophie du texte et de líintersubjectivitÈ.
Parcours qui commence il y a plus de vingt ans avec les textes majeurs de Dialogiques[2]
et Líespace logique de
líinterlocution[3]
qui ont profondÈment marquÈ la philosophie analytique franÁaise et síest
poursuivi en parallËle dans de nombreux articles. Ces Ecrits ont pour horizon
notamment la question de la relation interpersonnelle. Loin de nous líidÈe de
rendre compte de textes aussi riches en quelques pages. Nous tenterons
simplement díen dÈgager quelques idÈes directrices.
Le Liminaire articule
une mÍme recherche sur ce qui fonde une anthropologie proprement humaine,
respectueuse de la rÈalitÈ totale de líhumain. Les multiples champs de la
pensÈe (scientifique, religieuse, philosophique), sont distinguÈs comme autant
díanthropologies irrÈductibles, car fortes de leur questionnement, et díune
dynamique propre. LíunitÈ diffÈrenciÈe de ces anthropologies se construit
en partie ý travers les concepts de personne et de relation. La relation
interlocutive se place au fondement du dÈploiement des compÈtences
interrogatives car la capacitÈ díinterroger selon diffÈrents modes
síacquiert notamment dans la relation pragmatique[4],
dans le dialogue. Cíest en ce sens que ces compÈtences sont conditions
de possibilitÈ de toute pensÈe. Ces articles procËdent ainsi díune dÈmarche
critique renouvelÈe qui síinterroge sur les conditions pragmatiques et a priori de la signification, de la comprÈhension, et de
líobjectivation et en derniËre analyse de líintersubjectivitÈ.
Le premier texte du recueil ìLÈvinas
ou la double allÈgeance. Etude critiqueî[5]
dÈfinit entre autres la personne dans sa compÈtence Èthique. Líauteur opËre
une critique profonde de la pensÈe phÈnomÈnologique de Husserl. Lorsque
líintersubjectivitÈ ne se fonde que sur la conscience
díautrui elle níatteint jamais cette altÈritÈ quíelle vise. Elle se rÈduit
alors ý une reprÈsentation, un
visage sans parole. La relation se rÈduit ý un mouvement du moi, une
intentionnalitÈ ayant pour origine líego. Cíest pourquoi líauteur nous
engage ý penser líintersubjectivitÈ, non pas ý partir de la conscience
egologique, mais dans la pratique interlocutive, au sein díune relation
discursive et rÈciproque. Face ý cette sÈparation radicale et originaire que
líego aurait ý franchir pour aller vers líaltÈritÈ[6], líauteur resitue la
relation interpersonnelle dans une mÈdiation, un lien premier, celui du langage
communicable. ConsidÈrer líasymÈtrie et la sÈparation comme originaires ne
conserve un sens Èthique que si cette asymÈtrie se fonde sur la relation ý
Dieu. Sans thÈologie sous-jacente, la relation ý autrui níest plus protÈgÈe,
líaltÈritÈ nía plus rien de sacrÈ, elle devient ÈtrangetÈ. Il apparaÓt
ainsi que la philosophie de LÈvinas dÈpend Ètroitement de son modËle thÈologique.
F.Jacques, quant ý lui, caractÈrise la relation interpersonnelle, non par une
bi-polaritÈ radicale et asymÈtrique, mais par son unitÈ et sa rÈciprocitÈ.
Les interlocuteurs participent alors díune mÍme
relation en occupant tour-ý-tour la fonction de locuteur et díinterlocuteur.
Une relation authentique avec
líautre ne peut nÈgliger sa parole, elle se dÈploie dans la constitution commune
du sens, relation crÈative et innovante.
Líauteur rÈexamine dans le Texte 2
ìLes conditions dialogiques de la comprÈhension
ou le paradoxe de Narcisseî, líacte de signifiance díun point de
vue pragmatique. La comprÈhension et la signification des propositions sont
examinÈes ý partir de leur usage dans líÈnonciation, et non pas simplement
díune psychologie du sujet pensant. La thÈorie des jeux de langage de
Wittgenstein síen trouve radicalisÈe. Ces jeux ne sont plus simplement
statiques et conventionnels, mais font líobjet díajustements au sein mÍme
de la relation de dialogue. Les interlocuteurs constituent ensemble un jeu de langage commun par le dialogue mÈtathÈorique.
Líauteur dÈnonce líillusion de significations prÈ-construites, vÈhiculÈes
par líarticulation díun lexique et díune grammaire dans un jeu de langage
donnÈ ainsi que la rÈduction de la comprÈhension ý un simple assentiment o˜
disparaÓtrait toute notion de signification (Quine). Mais comprendre níest
pas davantage la simple assignation díune valeur de vÈritÈ ý une
proposition (D. Davidson), car la comprÈhension síacquiert au cours díun processus de communication. Les conditions de vÈritÈ ne sont pas
díemblÈe donnÈes. En situation rÈelle, elles sont ý gagner dans une
relation díinterlocution. ConsidÈrer les proposition hors de tout contexte
les rend inÈvaluables. Ce renversement pragmatique privilÈgie le sens
communiquÈ au dÈtriment díun sens littÈral. LíinterprÈtation sÈmantique
qui se borne ý analyser les composantes díune proposition ne suffisant pas
dans plupart des cas pour comprendre effectivement une Ènonciation produite en
contexte interlocutif (dÈictiques, prÈsupposÈs, force illocutoire).
Si la comprÈhension est un processus pragmatique, elle se dÈploie selon des rËgles
propres. On dÈcouvre ces rËgles par contraposition ý partir des conditions nÈcessaires
díÈchec de la comprÈhension.
Si les conditions pragmatiques de la comprÈhension font dÈfaut, comme cíest
le cas du discours de Humpty-Dumpty [7]dans
Alice au Pays des Merveilles et de
Narcisse parlant ý sa propre image, on aboutit ý des situations díincomprÈhension
radicale. La parole de Narcisse est absurde car il lui manque ce pÙle de
líaltÈritÈ qui seul permet aux signes faire sens. Une rÈponse est comprise
ý partir de la question ý laquelle elle rÈpond et du questionnement dans
lequel elle síinscrit. Comprendre un ÈnoncÈ, cíest Ítre capable de
poursuivre líÈchange de maniËre appropriÈe. Si Alice ne peut poursuivre
líÈchange avec Humpty-Dumpty, cíest quíelle ne partage aucun code commun
avec lui. Cet Èchec illustre la seconde condition de la comprÈhension :
líutilisation díun code commun, díun langage partagÈ. Si Humpty Dumpty
síadresse bien ý un allocutaire (et en cela respecte la premiËre condition
de la signifiance), le langage quíil utilise est arbitraire. Les signes
quíil emploie sont paradoxalement
des signes privÈs. Un jeu de langage demande une stabilitÈ des signes employÈs
pour pouvoir fonctionner comme langue de communication. MÍme le monologue ou le
discours intÈrieur utlisent des signes communs. Líacte mÍme de penser
síaccomplit dans le discours et dans un code commun. Penser ne revient pas ý
traduire des contenus mentaux dans un langage : ìrien qui prÈcËde les
mots, nulle idÈe ou sens qui serait devant notre esprit. Mes pensÈes
apparaissent comme ce que je me dis ý moi-mÍme, ý ce moi critique que je me
suscite dans le temps et, que jíessaie de persuader ý la fois avocat et
juge.î[8]
Comprendre ne consiste pas ý ramener les signes ý
des images mentales, mais ý dÈvelopper la capacitÈ de les communiquer par
díautres signes (ì..rÈtablir, gr’ce ý líorientation vers un contexte
commun, la valeur de mÈdiation intersubjective propre aux signesî[9]).
Le texte 4, ìLa rÈciprocitÈ
interpersonnelleî, rÈaffirme la primautÈ de la question
interpersonnelle face ý celle de líego
et reprend la problÈmatique de DiffÈrence
et subjectivitÈ.[10]
LíintersubjectivitÈ níÈtait apprÈhendÈe jusquíalors quíý partir
de la conscience du sujet. F. Jacques dÈplace cette question dans le champ
pragmatique de la parole conjointe. Dans la relation interpersonnelle, líego
cogitans devient ego communicans,
personne capable de rÈciprocitÈ. Le sujet síaccomplit en personne. La
capacitÈ de dialoguer avec autrui empÍche
quíil ne soit rÈduit ý une simple reprÈsentation. La personne
ne peut se construire que dans une relation de rÈciprocitÈ. Ce níest
pas díabord líautre en tant que pensÈ, objectivÈ, que líon rencontre,
mais en tant quíinterlocuteur. Cette relation de rÈciprocitÈ se dÈploie
dans le dialogue, par líarticulation des questions et des rÈponses, pas la
constitution commune des significations. RÈciprocitÈ qui peut síavÈrer symÈtrique
ou complÈmentaire, selon le type díactes de langage, mais o˜ les deux
interlocuteurs prennent tour ý tour le rÙle díÈnonciateur et de locuteur. RÈciprocitÈ
affirmÈe contre líunidirectionnalitÈ des actes de langage tels que les dÈcrivent
Austin et Searle.
Par cette construction commune des significations, la
personne se dÈfinit, en tant quíÍtre de langage et Ítre relationnel. Donner
un sens au monde qui nous entoure, par une activitÈ conjointe, cíest
instaurer un nous proprement humain.
Constituer la rÈfÈrence ensemble, dÈbattre des valeurs de vÈritÈ ensemble,
cíest aussi constituer líidentitÈ personnelle par líusage des pronoms
personnels (je-tu-il) dÈsignant les interlocuteurs et les situant tour ý tour
dans le rÙle de locuteur et díallocutaire. Mais cette constitution du sens si
elle a lieu au coeur de la relation interpersonnelle se fait toujours ý propos de quelque chose (la rÈfÈrence). En ce sens, cíest ý
travers un langage commun que líon structure notre perception de la rÈalitÈ
(Texte 11, ìRelativitÈ linguistico-culturelle et structuration catÈgorialeî).
Le rapport díobjectivation est ainsi rÈinterprÈtÈ ý la lumiËre de la
relation interlocutive en tant que rÈfÈrence commune, construite dans un
processus dialogique. Líobjectivation níest plus alors le fruit díune
subjectivitÈ pensante, mais elle se situe dans un procËs de signifiance et
donc de communication. Líobjectivation ne prend sens que dans une relation de
communication : ìUn monde díobjets naÓt de ce que surgit un second
sujet, par triangulation avec líautre homme.î[11]
Apprendre ý interroger ensemble, cíest apprendre
ý penser. Líapprentissage de líinterrogation est ainsi partie constitutive
de líÈducation (Texte 5, ìEduquer la personneî[12]).
Eduquer, cíest former aux compÈtences proprement humaines. Non pas seulement
transmettre un savoir, mais donner des compÈtences dans les divers champs de
líanthropologie en respectant leur pluralitÈ et leur spÈcificitÈ. Dans
leurs divers modes díinterroger. Eduquer, cíest dÈvelopper la capacitÈ ý
interroger selon des modes distincts (en science, en philosophie, en religion).
En situant líenjeu de líÈducation dans líinterrogation diffÈrenciÈe
líauteur síoppose ý une rÈduction du savoir ý líinformation. Cette
capacitÈ díinterroger, de rÈpondre est le signe díune capacitÈ
relationnelle dont tÈmoignent les propriÈtÈs pragmatiques des questions et
des rÈponses : la question vÈhicule des prÈsomptions qui dÈpendent de
la relation interlocutive dans laquelle elle apparaÓt aussi bien que de prÈsuppositions
sÈmantiques. Líintrication mÍme des ÈnoncÈs tÈmoigne de la rÈciprocitÈ
de la relation interlocutive.
Si le concept de personne, concept philosophique et
thÈologique tend ý Ítre remplacÈ aujourdíhui par celui díindividu,
concept propre aux sciences biologiques, cíest que la modalitÈ scientifique
tend ý remplacer peu ý peu les autres dimensions de líanthropologie.
Cette exigence de sens ne se dit plus seulement dans
le dialogue mais dans le texte. Cíest lý que F. Jacques, aprËs le linguistic
turn franchit le textual turn,
díune philosophie du dialogue ý une philosophie du texte. Une interrogation
dirigÈe et rÈflÈchie se dÈploie aussi dans les textes.
Le rÈcit de vie (Texte 3, ìUne existence dans le
tempsî) thÈmatise cette recherche du sens par líÈlaboration díun
texte. A travers le parcours díune vie se dessine líidentitÈ personnelle,
en tant que pensÈe dans sa cohÈrence. Texte orientÈ selon une recherche, une
aspectualisation propre. La catÈgorie díÈvÈnement dans le jeu de langage du
rÈcit de vie síaspectualise ý partir du sens qui lui est donnÈ. Sens
vÈcu.
La philosophie du texte telle que líÈlabore F.
Jacques níabandonne cependant pas les acquis fertiles de la pragmatique. Le
texte est repensÈ ý partir de la relation auteur-lecteur. La dÈfinition
pragmatique de la comprÈhension comme acte commun se redÈploie dans un
critique de líinterprÈtation unilatÈrale. Comprendre un texte, cíest
díabord entrer en relation avec sa structuration intersubjective interne.
Le texte 8, ìInterprÈter.
Prototype ou simple ressemblance de familleî[13]
dÈfinit plusieurs types díinterprÈtations díun sens large (I) o˜
líinterprÈtation est une forme de comprÈhension respectueuse du texte ý un
sens restreint (II) o˜ elle est une mÈtalecture dÈlibÈrÈe. Le texte 9 ìAu
risque de líinterprÈtation. En Ècho ý Ivan le terrible.î[14]
distingue líacte díinterprÈter de líacte de comprendre. LíinterprËte
et le lecteur níont pas le mÍme rapport au texte. On interprËte sur le texte, alors que líon comprend dans le texte. LíinterprËte líintËgre dans un projet qui lui
est propre, et ne le rattache plus ý líauteur qui lía produit. Il cherche
ý le traduire dans un autre systËme de signes, sort de la relation
auteur-lecteur, relation de comprÈhension et lui donne un sens par
líimposition des grilles de lecture externes. La dynamique interne du texte
est ainsi brisÈe par líintroduction de catÈgories hÈtÈrogËnes : ìMÈta-lire,
cíest interprÈter le texte en fonction díune interrogativitÈ sur-ordonnÈe,
pourvue de ses catÈgories et prÈsupposÈs, ý seule fin de redÈterminer le
sens en fonction díun cadrage projectif propre.ì[15]
Le respect de líaltÈritÈ est au coeur de
líenjeu de cette critique de líinterprÈtation. Dans líinterprÈtation, le
texte níest plus un lieu de relation avec líautre, mais le lieu de la
projection de soi, du mÍme dans líautre. Les conditions de la comprÈhension
díun texte sont aussi des conditions de respect díune certaine forme díaltÈritÈ,
celle díune interrogation qui a sa structuration propre, un dynamisme
particulier. LíinterprÈtation dans son sens II assujettit un mode díinterrogativitÈ
ý un autre et rÈduit ainsi les grand champs de líanthropologie, peut-Ítre
est-ce lý son plus grand danger.
Les derniers textes du recueil[16]
exemplifient cette rÈduction compÈtentielle dans le domaine des sciences. La
grille de lecture scientifique tend de nos jours ý síimposer ý toute problÈmatique,
mÍme Èthique, mÍme existentielle. Ce mode díinterprÈtation dominant
consiste ý traduire toute question, Ènigme, ou mystËre en termes de problËme
scientifique, ce qui de par la violence catÈgoriale exercÈe
rend ces autres modalitÈs de questionnement que sont la philosophie, la
poÈsie et la religion, inopÈrantes et absurdes. La forme du problËme
scientifique (Textes 12 ìDeux questions disputÈesî
et 13 ìPhilosophie de la nature et/ou anthropologie
philosophique ?î) níest quíune des modalitÈs possibles de
líinterrogation, elle níest pas applicable ý tous les ordres de la rÈalitÈ :
ìPour le dire vite, les questions philosophiques-de la pensÈe, du sens, de la
reprÈsentation etc.- ne sont justement pas des ìproblËmesî. Ce ne sont pas
non plus des ìarguties sans intÈrÍtî mais des questions radicales,
ouvertes, informelles dont on ne veut pas hypothÈquer la forme de rÈponse
possible, ý líintÈrieur de quelque modËle thÈorique que ce soit.î[17]
Le propre díune anthropologie díun point de vue
pragmatique se situant justement dans la distinction de ces diffÈrents ordres
du rÈel, auxquels correspondent autant de compÈtences interrogatives. PrÈserver
la diversitÈ de ces compÈtences pragmatiques peut Èviter que la crise
actuelle du sens ne síaggrave encore.
Ces Ecrits
anthropologiques tÈmoignent non seulement du parcours de leur auteur, mais
díune orientation de la pensÈe philosophique contemporaine, o˜ le primat de
líego tend enfin ý disparaÓtre. Mais si líego transcendantal
tend ý disparaÓtre, ce níest pas pour laisser place au concept plus
fondamental de relation, mais au concept biologisant díindividu ý partir
duquel la relation níest plus thÈmatisable quíen termes díintÈrÍt, de
survie et a fortiori de violence. Cíest que le modËle actuel des sciences de
la nature síÈtend aux autres champs de líanthropologie, oublie quíil
níest quíun ordre de la rÈalitÈ parmi díautres. Face ý cette urgence,
il est devenu nÈcessaire de protÈger la diversitÈ des compÈtences humaines,
pour Èviter une technicisation de toute action et pensÈe humaine. Cíest le
sens des concepts de personne et díhumanitÈ qui se jouent ici. Si nous ne
voulons pas que líhumanitÈ ne se
pense plus quíen termes díespËce.
La philosophie de F. Jacques dÈmontre avec rigueur
ý divers niveaux les effets díune telle rÈduction des champs catÈgoriaux
ainsi que les enjeux profonds des ces mutations.
F. Quinche, Sorbonne nouvelle & UniversitÈ de Lausanne
[1]
F. Jacques (2000), Paris : LíHarmattan, 318 p.
abrÈgÈ : E. A.
[2]
F. Jacques (1979), Dialogiques, Recherches
logiques sur le dialogue, Paris : PUF, 422 p.
[4]
ìMon option sur le devenir de la pragmatique est clair ; devenir une
science des conditions a priori de la communicabilitÈ par des moyens symboliques.î, E.
A. , p. 275
[5]
cf. F. Jacques (1990), ìE. LÈvinas : entre le primat phÈnomÈnologique
du moi et líallÈgeance ý autrui.î, Etudes PhÈnomÈnologiques, nƒ12, pp. 101-140
[6]
ìAffirmer líhÈtÈrogÈnitÈ radicale de líautre, sa sÈparation
absolue, est philosophiquement courageux, mais contre toute attente, cette
thËse a partie liÈe avec la primautÈ du moi.î, E. A. , p. 48
[7]
Texte 2, repris de F. Jacques
(1981),ìLes conditions dialogiques de la comprÈhension ou le paradoxe de
Narcisseî, in J. Bouveresse & H. Parret (eds.)
Meaning and Understanding,
Berlin, New York : de Gruyter, pp. 353-396
[8]E.
A., p. 61
[9]
E. A. , p. 64
[10]
F. Jacques (1982), DiffÈrence
et subjectivitÈ, Anthropologie
díun point de vue relationnel, Paris : Aubier-Montaigne (Prix de
líAcadÈmie FranÁaise), 423 p.
[11]
E. A. , p. 278
[12]
F. Jacques (1998), ìEduquer en enseignant. Pour une pÈdagogie de la compÈtence
interrogativeî, PaidÈÔa,
Twentieth World Congress of Philosophy, Boston
[13]
F. Jacques (1995), ìInterprÈter, prototype et ressemblance de familleî,
P. Amselek (ed.), InterprÈtation et
droit, Presses Universitaires díAix-Marseille, pp. 27-45
[14]
in F. Jacques & J-L Leutrat (1998), Líautre
visible, Paris : Presses de la Sorbonne Nouvelle
[15]
E. A., Texte 9, p. 225
[16]
Deux questions discutÈes, Interventions ý la sociÈtÈ de philosophie,
1.
Philosophie de líesprit et
sciences de la cognition, RÈponse ý Daniel Andler : le penser versus
la cognition in Bulletin de la SociÈtÈ
FranÁaise de Philosophie, juill-sept. 1999, nƒ3
2.
Le retour díune philosophie
de la nature. RÈponse ý Bertrand Saint-Sernin : le rÈalisme ý
repenser
[17]
E. A., Texte 12, p. 291
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